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Racisme

Adecco et L'Oréal relaxés pour discrimination à l'embauche

Dimanche, 2 Juillet, 2006
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SOS Racisme a subi un sérieux revers hier devant le tribunal correctionnel de Paris qui a relaxé les sociétés Adecco et Laboratoires Garnier (groupe L'Oréal), ainsi que trois anciens cadres, qui étaient poursuivis par l'association pour avoir pratiqué la discrimination raciale lors du recrutement de démonstratrices en 2000. SOS Racisme a immédiatement annoncé son intention de faire appel de cette décision qualifiée « d'inique » par son vice-président, Samuel Thomas. « Cette décision est extrêmement inquiétante car elle engendre le désespoir envers la justice française », a-t-il regretté avec une pensée pour les « centaines de milliers de victimes de ces pratiques qui attendaient le procès ». « Il y a un double discours de plus en plus lourd.

 Le président de la République demande que les actes de discrimination soient traités avec la plus grande fermeté, et à l'audience les procureurs soutiennent l'accusation comme la corde soutient le pendu », a aussi dénoncé Me Dominique Tricaud, l'avocat de SOS Racisme.

Neuf plaintes de SOS Racisme pour " discrimination à l'embauche

Lundi, 26 Avril, 2004
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Neuf cafés-restaurants ont fait l'objet de plaintes pour « discrimination à l'embauche » par SOS Racisme à l'issue de deux jours de testing dans le secteur de la restauration, a affirmé samedi le vice-président de l'association, Samuel Thomas. 

Une centaine d'établissements ont été testés au cours de cette opération menée pour la première fois à l'échelon national dans des cafés-restaurants et qui concernaient des emplois saisonniers. Le testing consiste à présenter à l'embauche des jeunes d'origine européenne puis des jeunes d'origine maghrébine ou africaine, pour prouver que la sélection a été opérée sur des critères raciaux. Il a été reconnu comme une preuve valable depuis un arrêt de la Cour de cassation de septembre 2000. L'association a affirmé avoir déposé plainte contre cinq restaurants du centre de Lille.

CV anonyme, 84% des Français disent oui

Samedi, 27 Juillet, 2019
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Zoom sur le programme SOS Stage Lancé le 4 juin 2010 à l’initiative de la Fédération nationale des maisons des potes, le dispositif SOS Stage a pour but de lutter contre les discriminations liées à l’accès au stage pour les jeunes des quartiers en difficulté. Grâce à cette initiative, ce sont plusieurs milliers d’élèves qui ont été placés dans des entreprises ces dernières années. Elle s’appuie sur un réseau d’acteurs de terrain, avec comme porte-voix son journal Pote à pote. Publié chaque trimestre, il fait émerger des idées et des outils concrets, pour une république plus égalitaire sur l’ensemble du territoire. (+ d’infos sur sos-stage.fr)

 

NOUS NE SOMMES PAS LOGÉS À LA MÊME ENSEIGNE

Dimanche, 21 Décembre, 2014
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"Rien n'a avancé", "II faut que l'Etat s'en mêle". Les témoignages d'associatifs et de personnes vont dans le même sens : les discriminations au logement sont récurrentes en France, dans le parc privé et public

Cela fait vingt ans que Samuel Thomas, délégué général de la Fédération nationale des maisons des potes n réseau d'associations de quartier) et ancien vice-president de SOS Racisme, travaille sur les questions de discriminations, notamment celles liées au logement. Il en ressort avec un constat amer : "Rien n'a avancé en la matière et ça ne risque pas d'évoluer." Un fatalisme pour celui que l'on surnomme "l'extrémiste de la justice" et qui a fait condamner deux organismes HLM et une quinzaine d'agences privées. Loin de baisser les bras, il reconnaît avoir affaire à un réseau digne d'une "mafia organisée qui implique les organismes locatifs, la justice, la police et plus largement les politiques". Une organisation qui ferait des dizaines de milliers de victimes, sans pouvoir déterminer les chiffres, comme le confirme Marina Belliard, du service contentieux de SOS Racisme : "Les actes discriminants ont clairement augmenté, mais il est impossible de quantifier.

 Déjà, il est rare que les victimes se fassent connaître, dissuadées par des procédures longues en moyenne dix ans et lorsqu'elles attentent un procès, il est difficile de faire reconnaître le préjudice." Découragé par les preuves à fournir Ce fut le cas de Nadia, 39 ans, qui se souvient avoir subi cette humiliation avec son mari : "On gagnait très bien notre vie et on visitait des appartements via le site De particuliers à particuliers. Des visites nombreuses et infructueuses jusqu'au jour où une propriétaire nous a clairement dit `je ne loue qu'aux Français'.

Condamnée pour refus de vente à un Maghrébin

Mercredi, 15 Septembre, 2004
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La propriétaire d'un terrain à bâtir qui avait refusé de vendre à un couple au motif que le mari était d'origine algérienne a été condamnée, mardi, à quatre mois de prison avec sursis pour discrimination raciale par le tribunal correctionnel de Grenoble. Elle devra en outre verser 12 000 euros au couple à titre de préjudice moral et matériel.« Mais c'est un Arabe ! », s'était écriée Sylviane Sarret, venue signer le compromis de vente de son terrain dans une agence immobilière de Voiron, en découvrant le nom de l'acheteur. Et elle avait fermement refusé de parapher le document.

 Fait exceptionnel dans ce genre d'affaire, l'agent immobilier avait accepté de témoigner. Très ému à l'énoncé du jugement, Hamida Brahmia, le plaignant, déclarait hier : « Ce terrain, j'y avais droit. La justice a estimé que même d'origine algérienne, j'avais les mêmes droits que tout le monde. J'ai essayé plusieurs fois de trouver une solution avec Mme Sarret, de lui tendre la main, mais elle est restée inflexible.

Gérard Dezempte poursuivi pour discrimination raciale

Lundi, 17 Octobre, 2005
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Ce mardi 18 octobre, dans l'après-midi, Gérard Dezempte et Georges Boyer sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Vienne pour “ discrimination raciale ”, à l'issue d'une longue instruction ponctuée en janvier 2003 par leurs mises en examen. Les deux élus de Charvieu-Chavagneux, qui devront répondre aux juges, se retrouveront face à leurs accusateurs, un couple qui souhaitait, au début de l'année 2000, acheter une maison dans cette commune située aux confins de l'Isère et du Rhône.Au fil des cinq années de cette procédure judiciaire peu commune du fait du délit mais aussi de la personnalité des suspects, un maire et son premier adjoint, les époux Ghezzal ont reçu des soutiens. Au point que SOS Racisme et le Mrap (mouvement pour l'amitié entre les peuples) se sont aussi constitués partie civile.

 À la barre du tribunal viennois demain, le vice-président de SOS Racisme, Samuel Thomas, entend bien prendre la parole. Ces débats, qui devraient trouver échos au niveau national, constitueront une étape importante avant le rendu du jugement, dans une affaire qui a commencé en janvier 2000. Cette année-là, les victimes, de nationalité française avec un nom laissant deviner leurs origines étrangères, souhaitent acheter une maison à Charvieu.

Législation : des preuves difficiles à apporter

Mardi, 17 Février, 2004
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Vice-président de SOS-racisme, Samuel Thomas estime que la France « dispose des dispositifs les plus répressifs d'Europe sur les discriminations, surtout depuis Perben II » (loi sur la grande criminalité). Pour une victime, pourtant, il s'agit d'une vraie course d'obstacles. La première barrière à passer est au commissariat ou à la gendarmerie, où il lui est souvent proposé de déposer une main courante plutôt qu'une plainte, affirme Samuel Thomas.

 Deuxième obstacle, dit-il, au niveau des parquets où « les discriminations ne font pas partie des priorités et sont la plupart du temps classées sans suite ». S'il y a enquête, les policiers, poursuit-il, manquent souvent d'expérience pour traiter ce type de dossiers, qui restent insuffisants pour être pris en compte. La principale difficulté consiste à apporter des preuves de la discrimination. Aujourd'hui, la meilleure preuve est encore le témoignage d'un tiers.

Justice

Mercredi, 26 Avril, 2017
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Justice Le tribunal correctionnel de Paris l'a condamné à 2 000 euros d'amende, soit plus que ce qu'avait requis le procureur. Robert Ménard a déclaré à plusieurs reprises qu'il y a trop d'enfants musulmans dans les écoles de sa ville. béziers Robert Ménard dont la énième provocation coûte cher au contribuable. Photo DR Le maire de Béziers Robert Ménard, proche du Front national, a été condamné hier à 2 000 euros d'amende pour « provocation à la haine et la discrimination » pour avoir déclaré qu'il y avait trop d'enfants musulmans dans les écoles de sa ville. Le tribunal correctionnel a également accordé entre un euro symbolique et mille euros de dommages et intérêts et mille euros de frais de justice à sept associations antiracistes parties civiles, dont la Licra, le Mrap, la Ligue des droits de l'Homme, SOS racisme et la Maison des potes.

 Le procureur avait requis 1 800 euros d'amende contre l'édile, considérant que ce dernier avait « montré du doigt des gosses » qu'il décrit comme un poids pour la communauté nationale. « Il les réduit à leur religion, peu importe qu'ils aient la nationalité française ou ne pratiquent pas cette religion », avait-il dénoncé.

Le maire de Béziers proche du FN Robert Ménard condamné pour "provocation à la haine"

Mardi, 25 Avril, 2017
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"Finalement, Robert Ménard s'en sort avec une peine dérisoire", a commenté Samuel Thomas

Robert Ménard, maire de Béziers soutenu par le Front national, a été condamné mardi à 2 000 euros d'amende pour "provocation à la haine" après ses déclarations sur le "problème" des "enfants musulmans" dans sa commune. Il va faire appel. Le maire de Béziers Robert Ménard, proche du Front national, a été condamné mardi 25 avril à 2 000 euros d'amende pour "provocation à la haine et la discrimination". Il avait déclaré qu'il y avait trop d'enfants musulmans dans les écoles de sa ville. Le tribunal correctionnel a également accordé entre un euro symbolique et mille euros de dommages et intérêts et mille euros de frais de justice à sept associations antiracistes parties civiles, dont la Licra, le Mrap, la Ligue des droits de l'Homme, SOS racisme et la Maison des potes. 

 

Le CV anonyme critiqué dans un rapport

Lundi, 18 Mai, 2015
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Dans ce rapport qui sera remis mardi au gouvernement, un groupe de travail critique l'efficacité du CV anonyme.

 

Le groupe de travail sur les discriminations s'est prononcé contre la généralisation du CV anonyme, lui préférant l'instauration de "class actions" anti-discrimination, dans un rapport qui sera remis mardi 19 mai au gouvernement. Depuis une loi de 2006, le CV anonyme est obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés mais le décret d'application n'a jamais été publié. Le gouvernement a chargé représentants syndicaux, patronaux et associatifs de se pencher sur la question, après que le Conseil d'Etat eut sommé le gouvernement de corriger l'anomalie. Résultat: "Le groupe de dialogue s'est majoritairement prononcé contre le caractère obligatoire de l'anonymisation des CV", écrit son président Jean-Christophe Sciberras, ex-patron de l'Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH), dans son rapport final, qui sera remis mardi aux ministres François Rebsamen (Travail) et Patrick Kanner (Ville). Lourdeur et effets pervers Le groupe préconise de "rendre ce dispositif facultatif dans la loi" et donc "de modifier celle-ci en ce sens". Selon le rapport, les opposants au CV anonyme ont fustigé "sa lourdeur et les éventuels effets pervers qu'il peut introduire dans les processus de recrutement".

 Ils ont avancé des arguments d'ordre technique: "coût, modalités pratiques, nécessité d'anonymiser également la lettre de motivation". Liberté de choix Mais aussi des "arguments de fonds".

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