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Mosquée occupée, "liberté d’expression outrepassée"

Dimanche, 12 Novembre, 2017
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Poitiers. La justice a condamné, hier, Génération identitaire et cinq de ses militants pour les slogans et les dégradations commises sur le toit de la mosquée.

 

[Discriminations] Des potes font le Tour de France pour l’égalité

Lundi, 19 Novembre, 2018
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Lancement ce soir de la 8e édition du « Tour de France de l’égalité » lors d’un rassemblement devant la mairie de Marseille.Les participants iront ensuite à la Savine pour assister à une rencontre-débat autour du racisme et des discriminations.

 

 

Faire vivre l’égalité contre les discriminations

En France, pays où le principe d’égalité se trouve au fondement de l’ordre juridique et du contrat social, la question de l’intégration des populations dites d’origine étrangère se pose d’une manière récurrente ces dernières années. 
Aujourd’hui encore, des personnes qui sont à la 2e, 3e, voire 4e génération héritent du passé colonial de leurs parents ou grands-parents. L’égalité des droits, qui s’est tant fait attendre au cours de la période coloniale semble toujours en panne en ce début du XXIe siècle.  
 Les  enquêtes d’opinions, les observatoires et les recherches universitaires établissent régulièrement, que ce soit pour louer un appartement, chercher un apprentissage, un stage ou un emploi, le fait qu’il y a, chaque année, des centaines de milliers d’actes de discrimination qui sont commis en France. Autant de personnes  déclarent, chaque année, être témoins ou victimes de discriminations. Et même lorsqu’on a un emploi ou un logement, il l’est souvent en fonction de caractéristiques ethno-raciales parce qu’en France on considère que les personnes qui ont une « certaine » origine ne sont pas de « vrais » français.    
Une véritable 
politique de lutte contre les ségrégations
Des populations sont parquées dans telle ou telle périphérie ou grands centres urbains  en fonction  de ces caractéristiques. Idem pour l’emploi où elles sont sous- classées en vertu des mêmes a priori. Beaucoup subissent la double peine en raison de leur double appartenance ethnique et sociale.  
Aujourd’hui les valeurs de la République, au moins pour leur aspect égalité, sont loin d’être évidentes pour tous. Le seul moyen pour s’en sortir incombe aux pouvoirs politiques qui doivent mettre en place une série de mesures d’ordre juridique et social, notamment la mise en place d’une politique claire et efficace de lutte contre  les discriminations, afin de construire une véritable égalité des chances fondée sur la diversité tout simplement.

Mustapha Chtioui

 

Une dizaine de « marcheurs » lanceront, ce lundi soir, à 18h, devant la mairie de Marseille, la 8e édition du « Tour de France de l’égalité ». Ils se retrouveront, un peu plus tard dans la soirée (20h) à la Savine (15e), dans les locaux de l’Alliance savinoise, pour un dîner et une rencontre-débat avec les habitants autour de questions de racisme et de discriminations.

 

Initiative de la Fédération nationale des Maisons des potes, le choix de Marseille pour le lancement de ce « Tour de France » est un clin d’œil à « La marche pour l’égalité et contre le racisme » qui, il y a 33 ans (novembre 1983), est partie notamment de la Cité phocéenne.

Du 13 au 16 novembre, ces « marcheurs » sillonneront la France pour aller faire campagne contre le racisme et les discriminations. Ils effectueront 32 étapes entre Marseille et Paris... Au menu échanges et débats avec les citoyens et interpellation des élus, des institutions et des pouvoirs publics sur les ségrégations et pour l’égalité.

 

Conquérir des droits

Aix-en-Provence constituera la première étape, après Marseille, de ce « Tour de France ». Les « marcheurs » s'y rendront dès demain où ils appellent également à un rassemblement, à 13h, devant l’hôtel de ville. Ils seront accueillis ensuite par la Maison citoyenne aixoise. « On va rester à Aix jusqu’à mercredi pour aller soutenir les 4 mamies et papis, jugés ce jour-là, par le tribunal de grande instance, pour avoir transporté des migrants. Ils ont été interpellés le 6 janvier dernier dans la vallée de la Roya alors qu’ils transportaient six réfugiés qu’ils voulaient mettre à l’abri du froid », explique Karim Benchaïb chargé de communication de la Fédération nationale des Maisons des Potes. Un mouvement se situant entre la marche pour l’égalité de 1983 et le mouvement « Ne touche pas à mon pote » de SOS Racisme. « On s’inscrit dans l’esprit et dans la continuité de cette marche avec des revendications claires. On est surtout animé par les valeurs de l’éducation populaire, de l’antiracisme, de la laïcité, du féminisme, de la solidarité, de la justice sociale », souligne-t-il.

Des revendications comme l’exigence du CV anonyme dans certaines entreprises, les demandes « anonymisées » de logements sociaux ou encore davantage de moyens, humains et financiers, dans les quartiers populaires ou dans les Zones d’éducation prioritaire. Elles sont portées, pendant le « Tour de France », où, à chaque étape, le mouvement appelle à des rassemblements devant la mairie symbole, selon Samuel Thomas, délégué général des Maison des potes, du pouvoir politique. « On va interpeller le maire, qui est parfois le député, le sénateur, le ministre..., pour lui faire part de nos revendications et lui demander de s’engager à mettre en œuvre des actions dans le sens que nous revendiquons. A défaut, de les faire remonter plus haut », explique le délégué.

Une fédération qui se veut aussi une force dans les quartiers populaires où elle entend « redonner espoir aux populations », pour résister à la poussée des idées racistes, contre les discriminations « et pour conquérir des droits et les faire appliquer ».

La fédération réclame, en effet, une forte implantation dans les quartiers populaires où elle affirme développer des activités de solidarité sociale et d’actions citoyennes contre les ségrégations sociales et raciales. « Une grande démarche de citoyenneté qui est un peu l’identité des Maisons de potes, notamment autour des enjeux de l’égalité », lance Samuel Thomas. « Ce qui regroupe les Maisons de potes, c’est de porter toutes ces revendications communes pour faire de l’égalité une réalité, c’est notre devise », ajoute-t-il.

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Racisme. L’État petit bras contre les discriminations

Mardi, 17 Octobre, 2017
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Selon un sondage publié ce matin par la Fédération nationale des Maisons des potes, les Français réclament des mesures plus ambitieuses et sévères contre ce fléau.

Attentats islamistes à répétition, crise des réfugiés, poids du FN à l’élection présidentielle… L’actualité de ces derniers mois aurait pu faire redouter une montée de la xénophobie et du racisme. Un sondage, publié ce matin par la Fédération nationale des Maisons des potes (1), se veut plutôt rassurant. Loin d’être indifférents aux questions de discrimination, les Français estiment, au contraire, que les pouvoirs publics ne luttent pas suffisamment contre ce fléau et réclament de nouvelles mesures plus sévères. « On constate un décalage flagrant entre les aspirations des personnes interrogées et la réalité du quotidien », résume Samuel Thomas, délégué général des Maisons des potes, qui effectue cette enquête depuis plusieurs années.

L’enquête montre ainsi que 83 % des Français souhaitent des sanctions juridiques renforcées contre les employeurs coupables de discriminations liées à l’origine, la nationalité, la couleur de peau ou la religion. Un chiffre en hausse de trois points par rapport à 2015. « Or, la réalité, c’est que la chaîne judiciaire – des policiers aux magistrats – minimise trop souvent ces faits et les classe sans suite trop facilement. Il n’y a quasiment aucun procès pour des faits de discrimination alors que tout le monde reconnaît que c’est quelque chose d’extrêmement courant. »

« Certaines thématiques ne sont plus portées par le pouvoir actuel »

Même paradoxe sur la discrimination sociale. Les Français sont largement d’accord (82 %) pour qu’une même rémunération et une même retraite soient accordées à toutes personne travaillant dans notre pays, quelle que soit sa nationalité. « Mais ce n’est pas du tout le cas dans de nombreux secteurs, comme le bâtiment ou encore l’hôtellerie-restauration », note Samuel Thomas, qui cite également le cas de la SNCF, condamnée en première instance pour discrimination envers des centaines de cheminots marocains, embauchés avec un sous-statut rognant leurs droits à la retraite. Autre mesure largement partagée : l’idée d’instaurer un CV anonyme recueille 73 % d’approbation.

Les Français se montrent, en revanche, plus divisés sur l’accès à de nouveaux droits pour les étrangers. Ils sont 56 % à être favorables à une régularisation des travailleurs sans titre de séjour qui disposent d’un contrat de travail. Un chiffre stable. Tout comme celui sur le droit de vote des étrangers non européens aux élections municipales et européennes (47 %), au même niveau que l’année précédente. « Ces thématiques ne sont plus portées par la majorité au pouvoir et cela s’en ressent, il y a une sorte de démobilisation », explique Samuel Thomas. Au début du mandat de François Hollande, la revendication du droit de vote des étrangers dépassait les 55 % d’opinions favorables. L’abandon en cours de route de cette promesse de campagne, également absente du programme d’Emmanuel Macron, n’aide pas à la populariser. « Il y a besoin de montrer que, dans tous les pays où cette mesure a été mise en place – Espagne, Irlande ou encore Pays-Bas –, elle n’a jamais été remise en cause et la démocratie ne s’en porte que mieux. Idem sur la régularisation des travailleurs sans papiers. »

La Fédération des Maisons des potes, qui organise jusqu’à samedi des universités européennes contre le racisme et les discriminations (2), compte interpeller le gouvernement sur tous ces points. Le 18 avril dernier, le candidat Macron s’était prononcé pour davantage de sanctions contre les entreprises qui discriminent et pour l’ouverture des emplois de fonctionnaires aux non-Européens. « On attend encore de voir s’il va tenir parole », glisse Samuel Thomas.

Selon un sondage publié ce matin par la Fédération nationale des Maisons des potes, les Français réclament des mesures plus ambitieuses et sévères contre ce fléau.

Poitiers : ambiance tendue à l'ouverture du procès de l'occupation de la mosquée de Buxerolles

Vendredi, 8 Septembre, 2017
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ept véhicules de CRS et une soixantaine d'agents prêts à intervenir en cas de débordements. Le dispositif qui entoure le procès de l'occupation de la mosquée de Buxerolles, au tribunal correctionnel de Poitiers, est important. Des hommes en arme ont également repéré les lieux avant l'ouverture de l'audience ce vendredi matin. Une action médiatique était crainte dans la nuit, mais il n'en a rien été.

Sur le banc, sont convoqués cinq hommes. Mais seuls deux sont présents. Ils comparaissent notamment pour "incitation à la haine raciale", accompagnés de neuf avocats. Les prévenus font partie des 73 personnes qui, il y a cinq ans jour pour jour, ont occupé pendant toute une matinée le chantier de la mosquée de Buxerolles.

Les deux prévenus ont annoncé ne pas souhaiter répondre aux questions du tribunal. Mais ils ont pris le droit de faire une allocution avant, un discours idéologique où ils ont rappelé les valeurs de Génération identitaire. Ils ont dénoncé "l'islamisation de la société". Ils évoquent la moquée de Poitiers comme "radicale". Ils se présentent comme des lanceurs d'alerte, au même titre que L214 ou Greenpeace.

Une nouvelle association se porte partie civile

Parmi les parties civiles, l'imam de la mosquée de Poitiers, Boubaker El hadj Amor était présent ce matin à l'ouverture du procès. Le vice-président de la Maison des Potes a également annoncé se porter partie civile pour la première fois aujourd'hui.

ept véhicules de CRS et une soixantaine d'agents prêts à intervenir en cas de débordements. Le dispositif qui entoure le procès de l'occupation de la mosquée de Buxerolles, au tribunal correctionnel de Poitiers, est important. Des hommes en arme ont également repéré les lieux avant l'ouverture de l'audience ce vendredi matin. Une action médiatique était crainte dans la nuit, mais il n'en a rien été.

Les profanateurs d'un cimetière juif condamnés

Vendredi, 15 Septembre, 2017
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Cinq jeunes hommes ont été condamnés ce vendredi à Saverne (Bas-Rhin) à des peines de 8 à 18 mois de prison avec sursis pour avoir saccagé, alors qu'ils étaient encore adolescents, quelque 250 tombes dans le cimetière juif de Sarre-Union en février 2015.

Le tribunal pour enfants "a suivi à 100% les réquisitions du procureur", a précisé à l'AFP Me Simon Burkatzki, l'avocat de la Licra, à l'issue de ce procès qui s'est tenu à huis clos, les prévenus étant tous mineurs au moment des faits. Ils comparaissaient pour profanations et dégradations de sépultures "en raison de l'appartenance des personnes décédées à une religion déterminée", en l'occurrence le judaïsme. Des centaines de stèles avaient été renversées, certains tombeaux avaient été ouverts, et les profanateurs avaient uriné sur certaines sépultures.

La peine la plus lourde, soit 18 mois avec sursis, a été prononcée à l'encontre de l'homme considéré comme le "meneur". Trois autres prévenus ont écopé d'un an de prison avec sursis, et le dernier de huit mois avec sursis. Les cinq hommes devront en outre effectuer chacun 140 heures de travaux d'intérêt général (TIG), a précisé le procureur de Saverne, Philippe Vannier.

Pendant les deux jours de débat, les prévenus "ont exprimé leurs regrets", mais ceux-ci "semblent superficiels", a regretté Me Burkatzki. "Leur thèse c'est qu'ils ne sont pas foncièrement antisémites, qu'ils ont commis une erreur, une bêtise, un délire entre potes", a rapporté l'avocat. "Je suis réservé face à ce discours, car ils ont davantage évoqué les conséquences de leurs actes pour eux-mêmes et leurs familles - en disant par exemple que leur vie était foutue - que pour les victimes", a-t-il ajouté. "Nous ne croyons pas du tout à la sincérité de ce repentir", a également commenté Samuel Thomas, représentant d'une autre partie civile. "Personne ne peut croire qu'ils ont décidé ça sur un coup de tête au dernier moment", a ajouté M. Thomas, vice-président de l'association anti-raciste "La Maison des potes", qui a estimé les peines "beaucoup trop clémentes".

Ce saccage de très grande ampleur avait provoqué une vive indignation au niveau national, conduisant le président François Hollande à se rendre sur place. "Profaner, c'est insulter toutes les religions", avait-il proclamé.

Les suspects avaient été interpellés quelques jours après les faits, après que l'un d'eux se fut rendu de lui-même à la gendarmerie, effrayé par le retentissement de l'affaire. Le procureur avait alors expliqué que le mobile antisémite de leur acte était avéré, puisqu'ils avaient décrit au cours de leurs auditions des "gestes et paroles révélatrices", comme des "saluts nazis", des crachats sur des symboles juifs, ou le fait d'avoir prononcé "sales juifs", "sale race", "Heil Hitler" ou "Sieg Heil".

Cinq jeunes hommes ont été condamnés ce vendredi à Saverne (Bas-Rhin) à des peines de 8 à 18 mois de prison avec sursis pour avoir saccagé, alors qu'ils étaient encore adolescents, quelque 250 tombes dans le cimetière juif de Sarre-Union en février 2015.

Prison avec sursis pour une profanation antisémite

Vendredi, 15 Septembre, 2017
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STRASBOURG (Reuters) - Des peines de huit à dix-mois de prison avec sursis et 140 heures de travaux d’intérêt général ont été requises vendredi par le procureur de Saverne, au procès des cinq auteurs de la profanation du cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin) en février 2015, a-t-on appris auprès des parties civiles.

Les cinq jeunes majeurs, qui avaient de 15 à 17 ans au moment des faits, avaient indiqué la veille avoir décidé de profaner le cimetière « parce qu’ils s’ennuyaient » et ont nié, à l’exception d’un d’entre eux, avoir agi par antisémitisme, selon des informations recueillies auprès des parties civiles ou de leurs avocats.

Le procès se tient à huis clos, s’agissant de mineurs.

S’étant rendus à trois reprises dans le cimetière en l’espace d’un après-midi, ils avaient brisé ou endommagé 250 tombes ainsi qu’un monument aux victimes de la déportation, effectuant des saluts nazis et proférant des slogans faisant référence au IIIe Reich selon leurs propres aveux.

Ces jeunes gens, dont l’un est étudiant en informatique, trois autres en CAP de mécanique ou de sécurité et le dernier encore lycéen après avoir raté son bac, ont manifesté une forte émotion, pleurant même pour certains, lorsque les parties civiles, parents des défunts hôtes du cimetière se sont exprimées, a dit à Reuters Samuel Thomas, vice-président de Maison des potes, une association antiraciste qui s’est portée partie civile.

« Les réquisitions du procureur ne nous semblent pas suffisantes eu égard à la gravité des actes commis. Pour de tels délits, la privation des droits civiques devrait aussi être exprimée », a–t-il ajouté au nom de cette association.

Le procès se terminera dans la soirée. Le jugement devrait être mis en délibéré.

(Gilbert Reilhac, édité par Sophie Louet)

STRASBOURG (Reuters) - Des peines de huit à dix-mois de prison avec sursis et 140 heures de travaux d’intérêt général ont été requises vendredi par le procureur de Saverne, au procès des cinq auteurs de la profanation du cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin) en février 2015, a-t-on appris auprès des parties civiles.

Tombes profanées à Sarre-Union : les 5 jeunes condamnés à de la prison avec sursis

Vendredi, 15 Septembre, 2017
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Le tribunal pour enfants de Saverne a rendu son jugement dans la foulée du procès des 5 jeunes ayant profané 250 tombes du cimetière juif de Sarre-Union en février 2015. Les juges ont condamné les cinq protagonistes à des peines de prison assorties du sursis, avec en sus 140 heures de travaux d’intérêt général (TIG).

Un des jeunes est condamné à 18 mois de prison avec sursis, celui qui avait le profil de « meneur ». Pour trois autres, la peine est de 12 mois. Un cinquième, qui n’aurait pas participé à la totalité des dégradations, est condamné à 8 mois de prison avec sursis.

Les réquisitions entièrement suivies

La présidente du tribunal a ainsi suivi toutes les réquisitions du procureur de la République. Il avait notamment mis en avant la minorité des accusés au moment des faits. Ils avaient entre 15 et 17 ans et n’avaient pas d’antécédents judiciaires. Après la découverte, ils avaient été placés chez des tiers et éloignés de Sarre-Union.

Le mémorial de la Shoah . Il a été remis en état aux frais de l’Allemagne depuis (Photo Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons / cc)

L’indemnisation fixée en novembre

La décision concernant l’indemnisation des 48 parties civiles, notamment les 847 000 euros réclamés par le Consistoire israélite du Bas-Rhin pour remettre en état le lieux dont il est gestionnaire et propriétaire, sera prononcée le 24 novembre.

Pour Thierry Roos, porte-parole du Consistoire, la peine est un point d’équilibre :

« Il y a une peine de prison prononcée, ce qui est assez rare chez les mineurs. Il ne fallait pas une peine trop lourde, par exemple de prison ferme, qui aurait pu en faire des héros pour certains. J’espère que les travaux d’intérêts généraux seront orientés dans l’optique d’une prise de conscience. »

C’est aussi l’avis de Me Olivier Charles, qui défendait un des jeunes :

« C’est un verdict d’apaisement qui est cohérent par rapport à l’infraction et qui tient compte de la réinsertion des jeunes. La peine les obligera à travailler, c’est mieux qu’une peine d’emprisonnement simple. »

L’affaire a-t-elle fait évoluer les jeunes ?

Pour Me Simon Burkatzki, qui a présenté les conclusions de la Licra, estime :

« C’est un jugement clément mais pas une anomalie pour des mineurs qui n’avaient pas de casier judiciaire. Il reste un grave problème pour la réparation des 250 tombes, les assurances vont être réticentes. Je crains que les victimes ne voient pas leur préjudice réparé pendant des années. »

En revanche, Samuel Thomas, vice-président de la Maison des Potes, trouve que les peines de prison comme le nombre d’heures de TIG ne sont pas « à la hauteur de la gravité des faits », en soulignant le salut nazi effectué par les jeunes et l’ampleur des profanations. En outre, la Maison des Potes estime qu’une autre personnes est passée au travers des gouttes de l’enquête (voir notre article), et entend faire appel de la décision du tribunal de refuser un complément d’information.

Mais les jeunes ont-ils changé ? Me Simon Burkatzki ne l’exclut pas :

« Des regrets au tribunal peuvent paraître suspects, prononcés sur les conseils des avocats… Mais j’ai constaté qu’après le verdict, deux jeunes sont allés voir des familles pour tenter de présenter leurs excuses… »

Comme pour tout procès en première instance, les parties ont la possibilité de faire appel de ce jugement. Pour comprendre les enjeux et les dernières informations sur cette affaire, nous avons consacré un long avant-papier à ce procès.

Le tribunal pour enfants de Saverne a rendu son jugement dans la foulée du procès des 5 jeunes ayant profané 250 tombes du cimetière juif de Sarre-Union en février 2015. Les juges ont condamné les cinq protagonistes à des peines de prison assorties du sursis, avec en sus 140 heures de travaux d’intérêt général (TIG).

Profanation d'un cimetière juif en Alsace : prison avec sursis pour les auteurs

Vendredi, 15 Septembre, 2017
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Ce saccage de très grande ampleur avait provoqué en février 2015 une vive indignation au niveau national, conduisant le président François Hollande à se rendre sur place à Saverne (Bas-Rhin).

Ce saccage de très grande ampleur avait provoqué en février 2015 une vive indignation au niveau national, conduisant le président François Hollande à se rendre sur place à Saverne (Bas-Rhin).

Béziers : 2 000 euros d'amende requis en appel contre Robert Ménard

Vendredi, 2 Février, 2018
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Le maire de Béziers comparaissait hier devant la Cour d'appel de Paris pour provocation à la haine. L'avocate générale réclame la même peine qu'en première instance, soit 2 000 euros d'amende.

Le maire de Béziers comparaissait hier devant la Cour d'appel de Paris pour provocation à la haine. L'avocate générale réclame la même peine qu'en première instance, soit 2 000 euros d'amende. Par E.E Publié le 08/02/2018 à 11:08 Condamné en avril dernier en première instance, Robert Ménard se rendait hier devant la Cour d'appel de Paris. Le maire extrême-droite de Béziers se rendait une nouvelle fois devant la justice pour ses propos tenus sur son compte Twitter en septembre 2016 : "#rentreedesclasses : la preuve la plus éclatante du grand Remplacement en cours.

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